6.Paléolithique : Magdalénien

Nicolas Prudhomme 4 octobre 2016 Commentaires fermés sur 6.Paléolithique : Magdalénien
6.Paléolithique : Magdalénien

Le Magdalénien – 18 000 à 9 000 avant J.C.

 

• L’habitat

L’habitat Magdalénien est bien attesté dans les remplissages d’abris-sous-roche, les talus des pieds de falaise, en grottes, et en plein air. Les populations, nombreuses, occupent des sites de plein air mais aussi des abris (Aquitaine).

CONTENU

Propulseur à tête de cheval magdalénien

Harpons en os magdaléniens

Pointes et lamelles magdaléniennes.

Cheval gravé, Magdalénien

Bison gravé, Magdalénien

Bison gravé, la Madeleine. Magdalénien

Lampe en grès trouvée à Lascaux. Magdalénien

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Les campements magdaléniens sont vraisemblablement constitués de tentes coniques ou d’abris avec auvents, réalisés avec des peaux et des branchages. Le foyer occupe une place essentielle. Le foyer peut se trouver dans la tente (Etiolles) ou juste devant (Pincevent).

• Le Paléoenvironnement

L’occupation magdalénienne débute par une période froide (Dryas Ancien) associée à une reconstitution de la steppe. Puis vient la fin du Würm IV (Tardiglaciaire) accompagnée d’un réchauffement et de la remontée des niveaux marins à -60 mètres. L’antilope Saïga est très chassée, ainsi que les rennes et les chevaux.

• L’industrie lithique

Sous le Dryas ancien se développent des industries à lamelles qui annoncent le Magdalénien moyen. Le panel d’outils est riche en burins et lamelles à dos. Au début du Magdalénien supérieur apparaissent des types lithiques nouveaux: burins à bec de perroquet, pointes à cran magdalénien, lames retouchées magdaléniennes, scies, pointes à dos courbes, grattoirs courts sur éclats et raclettes. Grattoirs et burins possèdent des formes variées et répondent à des usages précis. Le Magdalénien supérieur montre une variabilité dans les types précédents, une forte abondance de lamelles à dos, ainsi que l’apparition de microlithes géométriques.

• L’outillage autre que lithique

L’outillage osseux est particulièrement développé : le bois de renne a servi à confectionner d’innombrables pointes de sagaies (à biseau simple ou double, parfois en deux parties, à section semi-circulaire), ainsi que des harpons, qui apparaissent dans la seconde moitié du Magdalénien.

Les premiers types de harpons ont de petites barbelures à peine détachées, du même côté. Plus tard arrivent des harpons à double rangées de barbelures bien détachées, parfois profondément incisées. Au stade final on note le développement de la foëne ou fléchette à oiseau, associée à des outils en os (sagaies à biseau ou biconique).

• L’art rupestre

Les oeuvres d’art connues sont nombreuses, effectuées en ronde bosse. Les représentations animales sont celle du gibier comestible, les oiseaux ; les poissons sont assez rares. Le réalisme des dessins est tel qu’il permet de déterminer assez précisément les espèces. L’homme est peu représenté, le visage est toujours caricatural. Parmi les pièces connues, on citera le cheval hennissant du Mas d’Azil, ou le félin bondissant de la grotte de la Vache et les peintures de Lascaux dont la qualité esthétique, le réalisme et le rendu en font des pièces extraordinaires.

Notons que l’on a retrouvé des lampes à graisse dans les grottes.

• L’art mobilier

Les parures et les objets utilitaires sont travaillés, décorés. L’industrie en os et ivoire de renne est abondante et variée. Les Magdaléniens inventent le propulseur, qu’ils décorent de façon remarquable, puis les harpons à barbelures, qui servent à la pêche et à la chasse. Des milliers d’objets en os ou en ivoire ont été sculptés et gravés (petit cheval de Lourde en ronde bosse sur de l’ivoire de mammouth par exemple).

• La parure

Le Magdalénien voit le développement de la parure osseuse, particulièrement bien travaillée ainsi que des pendeloques osseuses discoïdales.


 

 

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