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>Sommaire Cultures & Civilisations -
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Changement climatique à l’aube
du Néolithique
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L’époque comprise entre le
Paléolithique et le Néolithique a
été appelée Mésolithique (meso : “milieu”, lithos : “pierre”). Elle désigne la période
des derniers chasseurs avant les phénomènes de
sédentarisation néolithique. L'industrie lithique
est composée notamment de "microlithes"
fixées sur de longs manches à rainures, et
fonctionnent comme des dents de scie assez adaptées
à la chasse et à l'industrie.
A la fin de la glaciation du Würm
(Würm IV - Tardiglaciaire, Voir >Geologie du Quaternaire),
le lent réchauffement du climat (mais qui connaît
des vagues de froid comme le Dryas récent) a
bouleversé la faune, la flore et par conséquent
l’économie. Les cerfs remplacent les rennes qui
remontent dans les régions nordiques vers un climat plus
adapté à leur survie.
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L’Azilien (9 000 à 8 000 avant
J.C.)
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Ci-dessus : pointes et lamelles aziliennes
en silex.
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La première partie du
Mésolithique s’appelle l’Epipaléolithique ou Azilien (mis en évidence en 1889 au Mas d’Azil,
Ariège). Le climat connaît alors un retour
de froid pendant l’Azilien appelé Dryas III.
A cette époque, l’industrie lithique est en
régression. Les principaux outils
caractéristiques sont des grattoirs unguiformes, des
grattoirs circulaires et des pointes “aziliennes”
(à bord abattu en segment de cercle). A ceux-là
viennent s’ajouter des harpons en bois de cerf,
rainurés à leur base pour la fixation sur une
hampe. Rappelons également que les Aziliens sont les inventeurs présumés de
l'arc.
L’Art Azilien est souvent
limité à des galets peints, parfois
gravés. L'art azilien s'inscrit dans la
continuité de l'art pariétal magdalénien.
Remarquons que l'art azilien a une forte tendance à la
régionalisation. Les thèmes peints sur les galets
(réalisés à base d'ocres rouges ou noires)
sont assez simples : bandes, points, pointillés parfois
associés. Les motifs gravés sont souvent plus
complexes. La standardisation de ces symboles laisse imaginer
un usage cultuel.
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Ci-dessus : grattoirs mésolithiques
en silex.
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Le Sauveterrien et le Tardenoisien (8 000
à 6 000 avant J.C.)
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Le Mésolithique se poursuit par
ses deux principales périodes : le Sauveterrien et le
Tardenoisien (Sauveterre, Lot et Garonne et Tardenois, Aisne).
En raison du climat assez clément
(Pré-Boral, Boral), l’habitat est souvent en plein
air, à proximité de points d’eau ; il
persiste néanmoins aussi en abris-sous-roches et en
grottes.
Les forêts se développent et
couvrent le territoire. L’homme chasse le gibier
forestier (sanglier, cerf, lièvre...), cueille et
collecte des légumineuses pour compléter son
alimentation. C’est également
l’époque des “escargotières” qui constituent parfois des
remplissages de l’ordre du mètre.
La taille des outils en silex est
frappante et contraste avec les époques
précédentes. On parle alors de
microlithisme. Les principaux outils sont des lames à
coches, des grattoirs sur éclat, des pointes de harpons
et des pointes de flèches de formes
géométriques triangulaires ou
trapézoïdales.
L'art échappe aux
préoccupations de l'Homme. Il existe encore de
très rares exemples de tracés schématiques
sur objet mobilier ou dans des abris-sous-roches (Bassin
Parisien, Vosges...)
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Ci-dessus : pointes et lamelles
magdaléniennes.
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Ci-dessus : pointe de sagaie en os d'ours.
Mésolithique.
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Le Montmorencien, faciès local
macrolithique à l'époque microlithique
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Citons le cas particulier du
Montmorencien (forêt de Montmorency, Fontainebleau) qui
est un faciès macrolithique qui se compose de gros
outils en grès poli et lustré. Ce faciès
ne se présente qu’à Fontainebleau,
mêlé au Mésolithique et aux outils
Sauveterrien-Tardenoisien ; il ne se mélange jamais
à la céramique ou aux haches polies typiquement
néolithiques.
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Ci-dessus : galets peints aziliens
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Les rites funéraires au
Mésolithique
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Les rites funéraires sont connus
par une trentaine de sites, d'intérêt variable.
L'inhumation reste la règle générale
(même si l'on connaît un cas d'incinération
en Dordogne). Chaque sépulture ne compte qu'un unique
corps, excepté dans le Morbihan où certaines
sépultures comptent jusqu'à trois corps. Les
cadavres sont en position foetale, déposés dans
une fosse, une cuvette naturelle ou un caisson de pierre. Dans
certains cas, des dépôts d'ocres y sont
associés, ainsi que du mobilier funéraire
(industrie lithique ou osseuse, offrandes alimentaires,
parures). La tombe est ensuite recouverte d'un petit tumulus de
pierres. On note dans certains cas l'existence d'un foyer
rituel allumé sur le monument, destiné à
la cuisson d'offrandes ou peut être au balisage.
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Ci-dessus : harpons, sagaie et pointes de
flèches du Mésolithique
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