Gaule Romaine : Economie

Nicolas Prudhomme 4 juin 2017 Commentaires fermés sur Gaule Romaine : Economie
Gaule Romaine : Economie

L’Epoque Gallo-Romaine – 125 avant J.C. au Ve siècle après J.C

L’agriculture, une activité fondamentale


Il s’agit de l’activité de base de la Gaule. L’outillage est assez efficace, hérité du savoir-faire Laténien. Les campagnes sont néanmoins romanisées, peuplées de villae, bâtiments agricoles d’influences romaines.

La production est avant tout centrée sur les céréales, la vigne ; l’olivier n’est cultivé que dans les régions méridionales de la Gaule. Les fruits, le chanvre et le lin sont également produits en grande quantité.

Les labours sont faits à l’araire, tirée par un attelage de boeufs. Le matériel se compose de houes, de herses, de sarcloirs, de binettes, d’herminettes, de râteaux, de pelles… La moisson est réalisée à la faucille. Le faucheur possède déjà une petite pierre à aiguiser et une enclume pour aiguiser et redresser sa lame.

CONTENU

Lames de faucille en fer.

Soc de charrue

Serpette et pierres à aiguiser.

Fer à cheval

Ciseau à pierre en fer.

Scie en fer.

Creuset destiné à la fonte du minerai.

Pions de jeu en os

Dés en os.

Sandales en cuir

Vêtement féminin gaulois

Manteau gaulois

Moule de pièces destiné aux faussaires

Matrice de monnaie romaine

Balance romaine.

d

Les animaux


Les animaux de la Gaule Romaine sont le cheval (trait et monture), le boeuf (trait, alimentation, cuir, et la vache pour le lait), le porc (alimentation, cuir) et le mouton (alimentation, laine), volailles (alimentation)…

• Les attelages

Les chars sont à deux ou quatre roues. Ils sillonnent la Gaule par les chemins gaulois ou les voies romaines, transportant denrées et personnes. Ils sont tractés par des mulets, des chevaux ou des boeufs. Les pièces de harnachement en fer sont encore identifiables : mors, passe-guide, clochettes…

 

Le travail du bois


Le paysan gaulois a su dès la Tène travailler le bois. Les différent corps de métiers (charrons, tonneliers, charpentiers…) étaient déjà très développés. Matière première fondamentale, le bois a été utilisé pour réaliser des bateaux, des meubles, des charpentes, des maisons, des véhicules…

Parmi les outils retrouvés, notons les doloires (utilisées pour l’équarrissage des charpentes), les herminettes, les ciseaux, les gouges, les tarières, les marteaux, les haches et les scies.

 

Le travail de la pierre


Sous l’impulsion de la romanisation, le travail de la pierre se développe. Les blocs extraits sont utilisés pour la construction à la place du bois. Les outils découverts sont le pic, les coins (pour extraire le bloc), la smille et la sciera (pour l’équarrissage), la polka et le têtu (dégrossissement), les ciseaux, les bédanes, les pointes, les gouges (pour la finition) et les truelles et les fils à plomb pour l’assemblage des pierres ou des briques utilisées dans la construction.

 

Le travail du fer


Le minerai de fer est exploité dans des mines à ciel ouvert ou parfois en puits. Il était alors transformé sur place pour être transportable (lingot, lopins…). Le forgeron utilise des pinces, des marteaux, des enclumes, des limes, des mèches et un soufflet pour le travail sidérurgique. Le forgeage devient la principale méthode utilisée, au dépend du moulage. Le fer, courant et peu onéreux, a permis de réaliser énormément d’objets ou d’outils qui sont parvenus jusqu’aux archéologues.

 

La musique


La musique est liée aux événements religieux ou au cérémonies militaires ; mais elle a été également produite en concert dans les odéons ou les thermes.
Parmi les instruments connus, citons la flûte simple, double, la flûte de Pan, la cithare, la trompette, le tambourin et divers instruments à percussion.

 

Les jeux


Les principaux jeux d’intérieur sont les jeux d’osselets, les jeux de dés, les jeux à base de pions (en os).

 

Le calendrier


Le calendrier adopté est le calendrier Julien. Cependant, les coutumes ont parfois maintenu des calendriers d’origines gauloises en place, en particulier dans les zones rurales. Le calendrier définit l’ensemble des activités, cultuelles ou agro-pastorales.

 

La parure


La parure est constituée de bijoux, d’épingles et d’amulettes destinées à écarter les mauvais esprits. Les bagues sont en verre, en bronze, en argent ou en or. Les incrustations de pierre précieuse (jais, ambre, cristaux) ou de pâte de verre sont courantes. Le verre noir est utilisé pour produire des bagues et des bracelets ; il sert de substitut au jais.

Les fibules servent notamment à attacher et décorer les vêtements. Elles étaient déjà largement utilisées à la Tène. Les plus anciennes fonctionnent à ressort, alors que les plus récentes sont dotées d’une charnière. La fibule est en général un vrai bijou, en bronze, en argent ou en or, parfois émaillée ou richement décorée.

La toilette des femmes fait appel à de multiples accessoires : miroirs, pinces à épiler, pots, spatules, cuillères à fard, peignes en os, fioles à parfum…

 

Le costume


Le costume féminin est constitué d’une robe ou d’une tunique longue, associée à un châle ou à un manteau. Le costume masculin se compose en général d’une tunique avec ou sans manches, d’un manteau ou d’une cape agrafée sur l’épaule. La toge n’est quasiment pas portée, en dehors des magistrats.

Les chaussures connues sont de formes variées : sandales, bottines, sabots, espadrilles…

  • Le tissu et le cuir

La fabrication du tissu est une activité de base de la Gaule. Les tissus sont importés vers le reste de l’Empire. Les matières premières utilisées sont le lin (lavé, peigné puis filé sur une quenouille, tissé sur un métier vertical, puis teint) et la laine.

Le cuir a permis de réaliser de nombreux accessoires (selles, chaussures, vêtements…). Il n’est que rarement conservé, notamment dans les zones humides. Le cuir était assoupli par tannage à l’aide de tanin ou d’alun.

 

La monnaie


La monnaie romaine fonctionne sur l’usage des trois métaux (or, argent, bronze). Durant le Haut Empire, les monnaies de bronze sont frappées à Rome, privilège du Sénat et celles en métal précieux à Lyon, privilège impérial.
Vers le IIIe siècle, il existe une vingtaine d’ateliers. Leur multiplication sera à l’origine de graves répercussions pendant la crise du IIe – IIIe siècle.

Les unités connues sont :

1 Aureus en or = 25 deniers d’argent = 100 sesterces d’orichalque (cuivre et zinc) = 400 as d’orichalque.

 

Les balances


Le système de poids adopté est celui de l’Empire Romain. L’unité de base est la livre, soit 327 grammes. Elle se décompose en 12 onces.
Le poids étalon était fixé par les magistrats municipaux, les édiles. Les balances utilisées étaient à deux plateaux, fonctionnant par équilibre ou à la “romaine’ avec un bras gradué chargé permettant d’établir l’équilibre.

 

Les écritures


Facteur d’intégration, la langue obligatoire devient le latin. Les gaulois continuent néanmoins à utiliser leur langue, en l’écrivant de façon phonétique à l’aide d’alphabets grecs ou latins. Les types utilisés sont les cursives ou les capitales.

 

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