Second Âge du Fer : Sépultures

Nicolas Prudhomme 9 avril 2017 Commentaires fermés sur Second Âge du Fer : Sépultures
Second Âge du Fer : Sépultures

Le Second Âge du Fer – 475 à 25 avant J.C.

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Les tombes princières de la Tène


Au Ve siècle avant J.C., une nouvelle civilisation naît : la Tène. Dans les nouvelles sépultures monumentales, la chambre funéraire disparaît, le mobilier s’appauvrit. A partir de 480 avant J.C., le char de guerre à deux roues (l’essedum), peu soigné, peu décoré, semble remplacer le char à quatre roues. D’autres tombes de type “princier” ne présentent plus de chars.

CONTENU

Tumulus laténien et son fossé

Tumulus Reconstitution Archeodrome de Beaune

Urne funéraire

Char de guerre laténien à deux roues

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En 450 avant J.C., les riches tombes renaissent, accompagnées de chars à deux roues. Les tombes sont plutôt plates, de même forme que le char, entourées d’un fossé. Souvent, elles sont même déformées par la présence du timon. Ces tombes sont souvent placées dans de vastes nécropoles. Le char est accompagné d’armes (épées, pointes de lance par trois), le corps du défunt repose sur la caisse. On trouve assez fréquemment un casque conique en bronze ou en cuivre associé à la sépulture. La vaisselle est en bronze ou en céramique.

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Les nécropoles à enceinte de la Tène


Dans la France septentrionale, les archéologues ont découvert dès l’Âge du Bronze des enceintes quadrangulaires délimitées par des fossés de grandes dimensions, dont l’aire délimitée accueillait des bâtiments sur poteaux. Ces structures semblent disparaître au Premier Âge du Fer. Elles pourraient devenir des structures plutôt curvilignes, parfois en forme de fer à cheval où lieux cultuel et funéraire semble être associés. Ce phénomène ne paraît pas se poursuivre au Deuxième Âge du Fer, où réapparaissent les formes quadrangulaires.

A la Tène Ancienne, il existe d’importantes structures sur poteaux, entourées de fossés délimitant des aires quadrangulaires.

Vers la Tène Moyenne, les constructions sur poteaux sont plus modestes. L’association d’inhumation à ces structures permet de les interpréter comme des édicules éventuellement familiaux.

A la Tène Finale, dans certaines régions, la nécropole est systématiquement indissociable de son enceinte quadrangulaire. Il existe également des formes de fossés complexes, se recoupant ou se croisant et qui protègent des tombes ou des bâtiments sur poteaux. Ces formes de bâtiments diffèrent de celle de l’habitat (il n’y a pas de poteaux internes comme dans les greniers et les formes assez ramassées). Il pourrait s’agir de structures destinées à accueillir le corps défunt ou des offrandes et de rappeler sa valeur, son pouvoir dans une finalité ostentatoire. Il existe dans cette idée des portiques monumentaux surmontant des tombes aristocratiques aménagées et coffrées. Dans les Ardennes, des sépultures riches à forte connotation sociale sont placées dans l’aire sacrée.

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Pratiques funéraires et cultes du Midi


Dans le Midi, le culte reste souvent lié à celui de “héros”, défunts qui représentent une communauté ou un territoire par ses qualités et ses pouvoirs. Dans cet idée, les tombes à incinération sont d’ailleurs intégrées à l’habitat et sont associées à des dépôts d’offrandes.

• Les nécropoles de la Tène finale au pied des oppida

Le nombre de nécropoles étudiées aujourd’hui reste très faible. Cependant, on peut essayer d’en décrire les éléments caractéristiques, même si ils ne sont à prendre pour une généralité. Les nécropoles, situées hors des remparts, se composent en général de multiples enclos quadrangulaires à incinération. Les enclos mesurent de trois à dix mètres de côtés environ, délimités par un fossé ouvert en général vers l’est. L’incinération se trouve dans un vase qui sert d’urne funéraire, accompagnée de vaisselle ou de vases miniatures.


 

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